Les enfants

Découvrez la vie des enfants

Les enfants d’Happy Home

Nous faisons tout pour offrir aux enfants d’Happy Home les meilleures conditions de vie possibles.

Au moment de la création de l’orphelinat, le nombre d’enfants soutenus ne s’élevait qu’à 7. Après quelques années, ils étaient prêts de 100 ! Depuis, le nombre d’enfants et d’adolescents soutenus s’est stabilisé à environ 75. Une 40aine vivent à l’orphelinat, le reste est disséminé dans les écoles ou collège de la région pour suivre une formation universitaire ou un apprentissage, à Ooty, Mettupalayam, Mysore, Coimbatore ou Chennai. L’encadrement est assuré par sept staffs, se chargeant de s’occuper des enfants, de préparer les repas et d’effectuer les nettoyages, ainsi que de deux gardiens (un de jour et un de nuit) et d’un jardinier. Les membres du personnel sont pour la plupart des habitants du village ou de ses environs.

La Fondation prend en charge les frais d’écolage et la pension des enfants suivant une formation. Une petite sommes est aussi donnée mensuellement en « argent de poche » afin que les jeunes puissent, comme les autres, s’offrir un petit snack de temps en temps. Beaucoup ont maintenant terminé leur formation et travaillent dans la région ou plus loin, que ce soit à Coimbatore dans des entreprises d’informatique ou de marketing, à Gudalur dans des écoles, à Ooty dans des bureaux d’avocat ou même à Chennai dans une agence de placement. Dans la région, certains des jeunes sont maintenant gérant de Guest-House, électriciens ou travaillent dans les Baby-School.

Les enfants représentent bien la grande mixité présente en Inde, que ce soit au niveau du sexe (45% garçons et 55% filles), de la religion (60% hindous, 20% musulmans et 20% chrétiens) ou de l’appartenance sociale (castes des intouchables, tribus Adivasi, …). Ils sont cependant pour la plupart enregistrés comme « SC (Scheduled Castes) » ou « ST (Scheduled Tribes) ». Il s’agit du terme officiel utilisé pour définir les habitants des castes et tribus répertoriées, autrement dit l’ensemble des castes d’Intouchables. Il n’est cependant plus possible actuellement de parler des « Intouchables », ce terme ayant été, en principe, proscrit par la Constitution indienne.

En soutenant Happy Home, vous redonnez le sourire et une vie meilleure à ces enfants! Ils vous disent « NANDRI », MERCI!

L’école

 

L’école fréquentée par les enfants, appelée GRG School, est située dans le village de Vazhaithottam, dans lequel était situé le 1er orphelinat d’Happy Home. Les enfants s’y rendent donc en bus pour 8h15 le matin et sont récupérés en fin d’après-midi, vers 16h30. Comme les transports au moyen des bus gouvernementaux obligeaient les enfants à attendre le bus de longues minutes, parfois heures, un bus a été acheté par notre organisation et permet donc d’assurer les trajets en toute sécurité.

La GRG Schools est une école privée financée par un mécène indien. L’écolage de base à payer est donc fortement réduit : environ 15.- CHF par année pour les plus petits, jusqu’à 150.- CHF pour les plus grands. Certains des enfants sont inscrits dans de classe spéciale, English Medium, dans lesquels l’apprentissage de l’anglais est plus poussé. Les coûts d’écolage pour cette classe s’élèvent à un peu plus de 200.- CHF par année.

Les repas de midi sont préparés et mis dans des « Lunch Box » par les cuisinier(e)s de l’orphelinat. Enfin, le matériel scolaire (livres, cahiers, etc.) ainsi que l’uniforme obligatoire, renouvelé environ une fois par année, sont à la charge d’Happy Home. Les uniformes sont taillés et/ou remplacés en faisant appel à des tailleurs locaux.

En plus de l’école, un professeur de l’école a été engagé à temps partiel à l’orphelinat, afin que les enfants puissent faire leurs devoirs sous sa surveillance. Pour les plus grands, dès la 10ème année d’école, des cours d’appuis, ou « Special Classes », sont organisés par l’école. Ils restent donc plus longtemps en classe, jusque vers 18h. A noter qu’à part les tout petits, les enfants ont l’école 6 jours sur 7, le dimanche étant le seul jour de congé.

Nous avons déjà pu à plusieurs reprises rendre visite au Directeur de l’école. Il nous a fait part de sa grande satisfaction concernant les enfants d’Happy Home : à quelques exceptions près, celles-ci représentant les nouveaux enfants qui doivent apprendre à s’adapter aux exigences, aux règles et à la vie scolaire en général, tous nos enfants sont bien placés et ont, en général, des notes en dessus de la moyenne.

Situation des enfants en Inde

En Inde, plus de 447 millions d’enfants ont moins de 18 ans. Malgré quelques améliorations au cours des dernières décennies, environ la moitié des enfants «vivote» dans le dénuement et la privation.  

En dépit d’une évolution positive récente de la situation sanitaire de l’enfance, l’inexistence d’un système de santé convenable est à l’origine, selon l’UNICEF, des taux de mortalité élevés chez les nourrissons, les enfants et les mères. Par exemple, deux millions d’enfants succombent chaque année à des maladies évitables. Parmi eux, 400 000 enfants de moins de cinq ans décèdent des suites de maladies diarrhéiques. Environ 50% du taux de mortalité infantile est la conséquence d’une sous-alimentation. En Inde, le nombre d’enfants touchés par la malnutrition est plus élevé que dans toute l’Afrique noire.

Le taux de scolarisation en Inde est faible. 72% seulement des enfants âgés de 6 à 10 ans fréquentent une école primaire. Le travail des enfants est un phénomène largement répandu. 12% environ des enfants âgés de 5 à 14 ans doivent accomplir des tâches laborieuses. De nombreux enfants sont victimes du trafic humain et obligés de travailler comme domestiques ou dans des usines, lorsqu’ils ne sont pas contraints à la prostitution.

Compte tenu de l’augmentation des infections par le virus du HIV/SIDA, le nombre d’enfants privés d’un encadrement parental, ou risquant de l’être, est en progression. Même chez les enfants, le taux d’infection par le HIV/SIDA continue de croître. Ces enfants sont exposés à une discrimination sociale, ce qui compromet leurs chances d’un avenir meilleur.

Plus particulièrement menacées, les fillettes sont aussi davantage touchées par la pauvreté et l’absence de logement, et plus fréquemment victimes de violences. Dans les régions rurales en particulier, les filles n’ont pas accès à des soins de santé primaires, ni à des établissements d’éducation. Dans certains états, 60% au moins des filles interrompent leur scolarité primaire. Le mariage des enfants est également très répandu. 47% des enfants se voient forcés à contracter un mariage avant d’avoir atteint l’âge de 18 ans. Par rapport aux villes, ce chiffre est pratiquement multiplié par deux dans les zones rurales.

Sources : UNICEF